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L’Espagne lève la Coupe du Monde!

A sa première finale de la Coupe du Monde, l’Espagne remporte une victoire historique et se fait couronner reine du football mondial, titre qu’elle ajoute au statut de championne européenne obtenu après l’Euro 2008.

Jusqu’à hier soir, seules l’Allemagne de Beckenbauer et la France de Zidane avaient réussi à remporter consécutivement la compétition européenne et le tournoi mondial. Le 11 juin 2010, l’Espagne de Puyol et David Villa vient de s’ajouter sur la liste. Couronné à Johannesburg comme huitième championne du monde, l’Espagne gardera la Coupe Jules Rimet en Europe, obligeant les Pays-Bas à attendre la prochaine occasion. Une finale chaude, dramatique, peu spectaculaire et tranchée face à l’imminence de la séance de tirs au but.

Andres Iniesta a été l’homme qui a fait le plus beau cadeau à son pays: l’unique but de la partie, marqué à la 117e minute, celui qui a sauvé l’équipe de la roulette des tirs au but.

« Le but de Iniesta est le plus important de notre vie. Un but immortel, tel que le génie né pour faire notre bonheur », a écrit le quotidien espagnol AS.

Les éloges à l’adresse du milieu de la Barça n’ont pas tarri: « Iniesta a apporté la joie à l’Espagne entière, il est un grand homme », a commenté aussi le premier-ministre espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero, qui a pleuré d’émotion à la fin du match.

« Tant de générations se sont succédé depuis notre enfance, nous attendions un tel moment et il est enfin arrivé. A la fin de la partie, j’avais les yeux pleins de larmes. Je suis heureux et impressionné. Ce fut un match historique. J’ai pâti comme rarement il m’est arrivé. J’étais convaincu que nous allions vaincre. Mais il est vrai que les Hollandais ont essayé de ruiner notre jeu, évoluant agressivement. Nous méritons la victoire, nous avons lutté jusqu’au bout ».

Le sélectionneur Vicente Del Bosque était épuisé psychiquement au moment du triomphe: « Ca a été difficile, mais nous avons de merveilleux joueurs. Nous avons mérité la victoire, nous avons eu des occasions très claires. C’est un grand jour, je remercie tout le monde. Nous avons travaillé sans dissensions, en ne pensant qu’à la victoire. J’ai une équipe géniale, à côté de laquelle j’ai vécu 50 jours inoubliables ».

Bert van Marwijk, le sélectionneur des Pays-Bas a eu la force de reconnaître le mérite de l’adversaire: « L’Espagne a été meilleure et a vaincu », a déclaré-t-il, même si en contestant l’arbitrage. En effet, la partie a été parsemée de dures interventions de deux côtés (plus nombreuses de la part des Hollandais) et l’arbitre anglais Howard Webb a pris plusieurs décisions discutables.

L’équipe espagnole retournera à Madrid le 12 juillet, où elle sera accueillie d’une manière triomphale. Elle fera le tour de la capitale dans un autocar décapoté. Les joueurs et le sélectionneur Del Bosque seront félicités officiellement par plusieurs personnalités du pays, dont le premier est le Roi Juan Carlos.

Johan Cruyff croit à une Espagne championne du monde

Johan Cruyff, l’une des légendes du football néerlandais, a choqués ses compatriotes par son affirmation quant à la finale du Mondial, que la sélection de son pays disputera avec l’Espagne. Il voit l’Espagne comme future championne et dit que le triomphe des Ibériques en Afrique du Sud serait une chose positive pour le football.

Johan Cruyff a eu l’occasion de remporter le titre mondial en 1974, lorsque les Pays-Bas ont atteint la finale, mais ont perdu devant l’Allemagne fédérale. Aujourd’hui, 36 ans plus tard, l’Orange mécanique a de nouveau l’occasion de se faire sacrer championne du monde, mais Cruyff laisse tout le monde bouche bée par son parti-pris pour l’Espagne!

« Je suis Hollandais, mais je défendrai toujours le football joué par l’Espagne. Lorsqu’on joue de façon offensive, comme l’Espagne, on a plus de chances de gagner. Par contre, quand on joue sur la contre-attaque devant une équipe qui veut le ballon, alors on mérite de souffrir. Les Hollandais savent qu’ils rencontreront la meilleure équipe au monde ».

« Tous les Hollandais voulaient une finale contre l’Allemagne parce qu’ils craignent que l’Espagne ne s’empare du ballon toutes les 90 minutes. Leur unique chance est que l’Espagne ne profite pas des occasions, comme elle l’a fait avec l’Allemagne ».

Selon Van Cruyff, le sort de l’Espagne est dans ses propres mains, elle est la seule à pouvoir s’empêcher de gagner le titre. « L’Espagne peut perdre à ce jeu si elle se permet de le perdre, mais je serai très heureux si elle gagne. L’Espagne est arrivée au mérite en finale et a une génération extraordinaire, qui n’aura peut-être plus jamais la chance de jouer dans une finale de la Coupe du Monde », a précisé Cruyff.

La championne européenne accède à la finale de la CM 2010

L’Espagne a donné le coup de grâce à l’Allemagne et accède pour la première fois à la finale d’une Coupe du Monde. Les Ibériques ont atteint leur but face à l’Allemagne: ils ont contrôlé le jeu et l’adversaire n’a pas été laissé à agir tel qu’il l’a fait contre l’Angleterre ou l’Argentine. Grâce au jeu de passes exécuté très loin de leur propre but, les Espagnols ont eu une possession impressionnante, laissant aux Allemands peu de possibilités de contre-attaque. Ce fut la clé de leur stratégie.

Dans les deux périodes de jeu, les Espagnols n’ont essayé de forcer qu’à trois reprises 100% certaines. Autrement, à l’abri de leur célèbre toile de passes, ils ont tenu l’adversaire loin de leur surface de but. Aux rares moments où les blanc-noirs ont pénétré dans la zone de la défense espagnole, ils n’ont été dangereux qu’en deux situations. Klose et Podolski n’ont plus été les maîtres des actions individuelles qui posaient des problèmes aux adversaires et Schweinsteiger n’a pas eu sa meilleure journée.

Ni même le défenseur latéral Lahm n’a plus entrepris ses raids habituels et n’a envoyé nulle torpille vers la cage de Casillas. Les Allemands se sont pris des précautions excessives ou peut-être ont-ils ressenti la fatigue.

Toutefois, même si les Espagnols ont fait la loi à ce match, le but de la victoire est survenu à la suite de la seule erreur de défense des adversaires. A la 73e minute, quand Puyol a marqué sur un coup de tête, il s’est placé dans la surface de réparation échappant à toute surveillance des Allemands. Quant aux actions offensives, ces derniers ont été sans doute à court d’idées.

Les spécialistes anticipaient avant le match que le vainqueur sera décidé par le duel des stratèges Schweinsteiger et Iniesta. Comme l’Allemand n’a été utile qu’à détruire, mais zéro à créer et Iniesta a été de nouveau brillant, la victoire de la Roja a été naturelle. D’ailleurs, l’évolution de Iniesta explique pourquoi Leo Messi est invincible à Barcelone, mais ne brille pas à l’équipe nationale: pour la simple raison que la sélection argentine n’a pas un Iniesta.

Le 11 juin, l’Espagne va rencontrer en finale les Pays-Bas, tandis que l’Allemagne et l’Uruguay lutteront le samedi, 10 juin, pour la troisième place dans le classement mondial.

Demi-finale CM Espagne-Allemagne

Le 7 juillet, dans le pénultième acte de la Coupe du Monde, l’Espagne et l’Allemagne vont renouveler l’expérience vécue ensemble en finale de l’Euro 2008.

Bon nombre des joueurs qui ont évolué dans le match final de Vienne seront présents sur « Moses Mabhida Stadium » de Durban, en demi-finale de la Coupe du Monde.

L’équipe allemande a gardé dans le 11 de début contre l’Espagne, six des joueurs qui ont disputé avec la sélection ibérique, la finale du Championnat européen de 2008. De l’autre côté, Vicente del Bosque compte sur sept joueurs des titulaires de 2008.

Friedrich, Mertesacker, Lahm, Schweinsteiger, Podolski et Klose sont les joueurs allemands titularisés pour la demi-finale de la Coupe du Monde, contre la même équipe devant laquelle ils ont perdu à 0-1 il y a deux ans.

Casillas, Sergio Ramos, Puyol, Capdevila, Iniesta, Xavi et Torres sont les titulaires envisagés par Vicente del Bosque pour le match de ce soir, après qu’ils ont évolué dès la première minute dans la dernière finale européenne.

L’auteur du seul but marqué dans le match de 2008 a été l’Espagnol Fernando Torres, l’un des joueurs sur lesquels le sélectionneur del Bosque a annoncé qu’il compterait aussi pour la demi-finale d’Afrique du Sud.

Finale à moitié orange à la Coupe du Monde 2010

Après avoir vaincu l’Uruguay dans la première demi-finale de la Coupe du Monde 2010, les héritiers de Johan Cruijff peuvent à juste raison être fiers de leur performance: 32 ans après la dernière finale des Pays-Bas, un autre stade, cette fois-ci en Afrique du Sud, sera à moitié coloré en orange. Les Uruguayens, peut-être la plus belle surprise de l’été, devront attendre encore 4 années jusqu’à un nouvel essai, alors qu’ils ont déjà patienté 60 années.

Sans Fucile et Suarez, dans une partie arbitrée par une équipe d’Uzbekistan, les Uruguayens n’ont pas réussi à faire face à l’énorme enjeu du match. Les Pays-Bas se sont qualifiés après 8 matchs et 8 victoires dans le groupe préliminaire, 3 matchs et 3 victoires dans le groupe E du Mondial et deux victoires identiques en huitièmes et quarts: 2-1 devant la Slovaquie et le grand Brésil. Mardi soir, il y a  eu 3-2, mais c’est déjà du domaine de l’histoire…

Les buts de la première période ont achevé deux tirs exceptionnels. 14 ans après le début à l’équipe nationale, le capitaine néerlandais Giovani van Bronckhorst a marqué son sixième but, un véritable coup de canon de 25 mètres, qui a frappé l’équerre de la cage défendue par Muslera. Sans le siamois Suarez en attaque, la charge de marquer est revenue à Diego Forlan et l’attaquant d’Atletico n’a pas déçu. Son projectile de la 41e minute a pris Stekelenburg sur un faux pas et le ballon s’est arrêté au fond des filets.

Dans la deuxième mi-temps, trois minutes ont suffi pour trancher la partie. Sneijder et Robben ont agi sur le ballon Jabulani comme seuls les magiciens sauraient le faire, et ont marqué les buts qui ont fait nuit blanche à Amsterdam, Rotterdam et dans toutes les villes des Pays-Bas. Le but de Maxi Pereira est venu beaucoup plus tard, mais a été suivi de la plus longue minute pour les Néerlandais.

Grâce à l’avantage d’un but devant l’Uruguay, les Pays-Bas deviennent la première équipe qualifiée en finale de la Coupe du Monde d’Afrique du Sud.

Le mercredi 7 juillet, le match Espagne-Allemagne décidera la deuxième équipe qui jouera la partie tant attendu dès le 11 juin: la Finale de la Coupe!

L’Uruguay restera dans l’histoire du football pour la plus spectaculaire qualification, contre le Ghana, et pour le duo d’attaquants qui peuvent jouer n’importe où dans le monde: Diego Forlan et Luis Suarez. A côté d’eux, un sélectionneur qui a fait des merveilles cet été des vuvuzelas…

Les quarts de finale: combat ou spectacle?

La Coupe du Monde d’Afrique du Sud est arrivée aux quarts de finale. On s’attend à des parties extrêmement intéressantes, à des matchs dont le résultat ne tiendra qu’à un fil. On y verra aussi quelques duels inter-continentaux.

Le « bal » sera ouvert le vendredi 2 juillet, par la rencontre Pays-Bas Brésil et continuera avec le match Ghana – Uruguay. Le 3 juillet, on verra en évolution l’Allemagne contre l’Argentine et, le soir, le Paraguay et l’Espagne. A noter qu’il est pour la première fois que l’Amérique du Sud envoie quatre équipes dans les quarts de finale de la Coupe du Monde.

Dans le premier match des quarts, on verra deux équipes qui ont fait bon travail au tournoi final d’Afrique du Sud. Tant le Brésil, que les Pays-Bas veulent à tout prix la victoire, même si cela les mènerait à sacrifier le football-spectacle.

Cinq fois championne du monde, l’équipe du Brésil ne peut compter cette fois sur Elano (blessé) et Ramires (suspendu). La participation de Felipe Melo et Julio Baptista est également incertaine. De l’autre côté, les Pays-Bas  n’ont  pas de tels problèmes, étant de plus décidés  de ne pas interrompre son record de 23 matchs sans défaite.

Le Brésil n’a perdu qu’un match des 30 parties disputées et statistiquement, il domine dans les matchs directs avec les Pays-Bas. Les Néerlandais ont deux fois gagné devant les Sud-Américains par rapport à trois fois les Brésiliens. Dans les quatre autres parties jouées ensemble, les deux sélections ont remisé.

L’Uruguay et le Ghana se rencontreront sur le gazon de Soccer City, pour trancher le deuxième match de la soirée. Aucune des sélections ne se trouvait pas parmi les favorites avant le début du tournoi.

Le Ghana – l’espoir de l’Afrique à cette Coupe du Monde – peut devenir la première équipe africaine à atteindre la demi-finale. Elle devra quand-même affronter une équipe sud-américaine qualifiée la première dans le groupe où il y avait la France, le Mexique et l’Afrique du Sud et qui a éliminé en huitièmes la Corée du Sud. Le palmarès de l’Uruguay compte deux trophées de la Coupe du Monde, remportés en 1930 et 1950 et il rêve déjà d’une troisième Coupe.

Le samedi, l’Argentine et l’Allemagne auront un match de feu. Les équipes se sont rencontrées aussi dans les quarts de finale de 2006, le résultat ayant été décidé dans la séance de tirs au but, 4-2 pour l’Allemagne. La rivalité des équipes  est plus ancienne encore. En 1986 et 1990, l’Argentine et l’Allemagne se sont affrontées en finale. La victoire a été à chacune des équipes et les deux se trouvent maintenant parmi les favorites à cette édition du championnat.

Quant à l’autre partie du 3 juillet, les Paraguayens auront une mission presque impossible devant l’Espagne. David Villa et les siens se voient déjà en demi-finale.

FIFA avertit l’Elysée: « Laissez le football en paix ou l’équipe nationale sera réprouvée! »

Le président de la FIFA, Sepp Blatter, a envoyé un signal explicite à l’Elysée, après les événements liés au parcours désastreux de l’équipe nationale de football au Mondial d’Afrique du Sud. Si le président Sarkozy continue à s’immiscer dans les problèmes concernant le football français, l’équipe nationale sera exclue des compétitions internationales.

L’échec des Bleus, amplifié par les scandales qui ont dynamité l’unité de l’équipe, n’a point convenu aux dirigeants français. Pas autant aux dirigeants de la FFF, qu’à ceux de la scène politique.

Au retour de l’équipe tricolore d’Afrique du Sud, le président Sarkozy a invité le capitaine Henry à l’Elysée, pour lui demander des explications sur ce qui s’est passé. De plus, Nicolas Sarkozy avait annoncé qu’il mènerait personnellement une enquête sur les causes du lamentable échec de l’équipe.

Le président avait pris position dès que les problèmes au sein de la formation entraînée par Domenech apparaissaient dans les pages des journaux, alors qu’ils se trouvaient toujours en Afrique du Sud. Il a demandé des changements au niveau de la Fédération et a délégué le Ministre des Sports à porter une discussion avec les footballeurs.

Raymond Domenech a été l’homme le plus « pourchassé ». Le 30 juin, il a dû répondre aux interpellations des parlementaires français, membres de la Commission des Affaires Culturelles.

Les ingérences de la sphère politique sont pourtant l’une des choses que les autorités internationales du football n’acceptent pas. Par la voix du président Sepp Blatter, la Fédération Internationale de Football Association a envoyé un message clair à l’administration de l’Elysée: « Laissez le football en paix ou l’équipe nationale sera exclue »!

« En France, le football est devenu une affaire de l’Etat, mais le football reste dans les mains de la Fédération. Nous allons les aider, mais, si les choses ne peuvent pas être réglées par la voie des consultations, nous serons obligés de suspendre la Fédération. Je peux vous dire carrément que la FIFA n’acceptera aucune interférence politique, peu importe son niveau ou celui du pays en cause », a déclaré Blatter.

La FIFA prévoit clairement dans son règlement que les fédérations nationales sont les seules en mesure de réglementer les problèmes intérieurs. Toute immixtion politique est interdite. En cas contraire, si une telle influence est démontrée, les équipes de clubs et l’équipe nationale du pays seront exclues des compétitions internationales.

La « maraVilla » d’Espagne ne déçoit pas: 1-0 devant le Portugal

David Villa (28 ans), a été le héros de l’Espagne dans le derby ibérique ayant pour enjeu les quarts de finale de la Coupe du Monde 2010. A la 63e minute de la partie, l’attaquant de Barcelone s’est rué comme un oiseau de proie vers la cage du Portugal et a marqué le seul but du match.

L’Espagne et le Portugal ont été les protagonistes d’un duel acharné, pendant lequel le terrain semblait, très souvent, trop court et trop étroit pour tous les 22 joueurs. Les vedettes des deux camps se sont annihilés réciproquement pour plus d’une heure, la pression accablante enchaînant la fantaisie des joueurs comme Xavi, Iniesta, Torres, Simao ou Cristiano Ronaldo. Même comme ça, le jeu a abouti à quelques moments intenses devant les deux cages, mais la précision de la dernière exécution a manqué jusqu’à la 63e minute.

C’est alors que David Villa a finalisé de sang froid une attaque entamée par ses coéquipiers à gauche et a vaincu le brave gardien Eduardo, après un deuxième essai.

L’Espagne avait tout essayé, mettant en place le célèbre jeu de passes, elle s’est créé plein d’occasions, mais les élèves de Vincente Del Bosque ont eu  du mal à percer la défense portugaise.

Avec le score final de 1-0, La Furia Roja va dans les quarts de finale, tandis que le Portugal rentrera à la maison, à cause du premier et dernier but encaissé à ce tournoi final.

L’Espagne oppose la solution « Pique » au problème « Ronaldo »

L’Espagne et le Portugal entreront les deux en arène, sur le stade « Green Point » de Cape Town et après ce jour, seulement l’une des équipes poursuivra la course pour le titre mondial.

L’une des principales préoccupations des Espagnols dans le duel avec le Portugal sera le blocage de Ronaldo. C’est en vain que le sélectionneur Vincente Del Bosque a suggéré que l’adversaire représentait beaucoup plus que Ronaldo. Celui-ci « jouira » de toute l’attention dans le match du 29 juin, et cette situation apporte au premier plan le joueur Gerard Pique. L’arrière de Barcelone sera chargé de tenir sous contrôle l’impétueux Cristiano Ronaldo, un rôle pas du tout accidentel.

Connaissances de longue date, les deux se sont heurtés l’un contre l’autre trois fois auparavant et chaque fois, l’Espagnol a gagné le combat direct. Le premier épisode s’est passé dans la finale de la Ligue 2009, lorsque Cristiano, joueur à Manchester United, n’a pas brillé et Barcelona s’est imposée à 2-0. Le scénario s’est répété une fois avec l’arrivée à Real Madrid. Dans les deux confrontations de la Primera, Pique a rendu « invisible » le Portugais.

Les trois antécédents font croître la confiance au sein de la Roja, tel que rapporté par le quotidien madrilène « El Mundo ». « Avec Pique sur ses talons, Ronaldo ne bougera pas. Ce sera notre grand avantage ».

Pique sait bien à quoi s’attendre et il a expliqué sa technique de bloquer Ronaldo! « Lorsqu’on se confronte avec Cristiano, on ne doit pas le regarder, ni regarder ses jambes, il faut juste regarder la balle. C’est la seule façon de le freiner », a dit l’arrière de Barcelone.

La partie ibérique se déroule sur Green Point, un stade aux beaux souvenirs pour les Portugais. Là, ils ont remporté la seule victoire au tournoi final, la seule où ils ont pu marquer – le célèbre 7-0 devant la Corée du Nord. Par contre, les Espagnols le considèrent malchanceux pour les favorites, parce que c’est sur son gazon que la France et l’Italie ont remisé avant d’être éliminées dès le premier tour.

Le Portugal vient après une série de 19 matchs sans défaite. L’équipe de Carlos Queiroz a perdu le dernier match il y a 19 mois, 2-6 dans l’amical avec le Brésil. Eduardo garde la cage intacte depuis septembre 2009. De plus, le Portugal est la seule équipe présente au Mondial à n’avoir encaissé aucun but.

Mais les Espagnols veulent prendre la revanche pour « l’une des pages les plus tristes de l’histoire de la nationale ». Il s’agit du match de 20 mai 2004, quand l’Espagne, grande favorite à l’Euro, a perdu à 0-1 devant les hôtes portugais et a quitté la compétition après les groupes. Il y a des « survivants » des équipes d’alors: Casillas, Puyol, Xabi Alonso, respectivement Ricardo Carvalho, Deco et Ronaldo. Cristiano Ronaldo avait alors 19 ans, jouait pour Manchester United et commençait à se faire un nom dans le monde du football.

Brésil – Chili, 3-0: La samba continue!

Le Brésil a « dansé » sur le terrain en huitièmes de finale, avec le Chili, l’annihilant sur un score de 3-0. Les joueurs de Dunga iront en quarts, où ils rencontreront les Pays-Bas, vainqueurs de la Slovaquie, 2-1, dans l’autre match déroulé le 28 juin.

Les Chiliens ont pris un bon départ et ont eu deux occasions par Alexis Sanchez, mais l’attaquant a été bloqué par les arrières brésiliens.

Les Auriverde ont été plutôt détendus et ont attendu que les Chiliens fassent leur jeu, mais le score a été ouvert sur une phase fixe.

Juan a placé la balle au fond des filets sur un coup de tête, à la 34e minute, à la suite d’un coup de coin exécuté par Maicon de 7 mètres.

L’ouverture du score a totalement bouleversé les Chiliens, parce que Luis Fabiano a de nouveau marqué, à la 37e minute, sans leur laisser le temps de se remettre après le choc.

Cette fois-ci, ce sont Robinho et Kaka qui ont pris la possession, par un échange de passes létales et un lancement pour Luis Fabiano, qui, resté seul devant le gardien Bravo, a inscrit.

A la pause, les Brésiliens rentraient aux vestiaires rassurés par le score 2-0.

Robinho a anéanti tous les espoirs de Bielsa, marquant sur une magnifique action de Ramires. Dans la 59e minute, le Brésil célébrait déjà sa qualification en quarts.

Robinho a marqué encore une fois, mais son but a été annulé, pour raison de hors-jeu. Robinho a été élu l’homme du match sur le site FIFA.

Les premières erreurs d’arbitrage, portées à l’attention de la FIFA

La Fédération Internationale de Football (FIFA) a refusé de répondre aux questions portant sur les deux graves erreurs d’arbitrage passés aux match Allemagne – Angleterre (4-1) et Argentine – Mexique (3-1) dans  les huitièmes de finale de la CM 2010.

Interrogé sur les erreurs d’arbitrage et le refus d’approuver l’utilisation des preuves vidéo dans les cas litigieux, le porte-parole de la FIFA, Nicolas Maingot, a évité une réponse précise: « On ne débat pas les problèmes d’arbitrage aux conférences de presse habituelles ».

Maingot a expliqué que le refus de la FIFA d’utiliser l’arbitrage vidéo était lié à la position du forum qui gouverne les lois du jeu de football, International Board.

En échange, le porte-parole de la FIFA a critiqué la diffusion des images du premier but inscrit sur hors-jeu dans la partie Argentine – Mexique, sur les écrans du stade Soccer City de Johannesburg. « Cela ne devait pas se passer! »

Le but invalidé marqué par l’Anglais Franck Lampard dans le match avec l’Allemagne et le but sur offside de l’Argentin Carlos Tevez ont relancé les débats sur la nécessité d’introduire la preuve vidéo dans l’arbitrage, demande qui n’est pas agréée par International Board et par la FIFA.

L’Argentine se défait du Mexique et rencontrera la Mannschaft

Le duel déroulé sur l’arène Soccer City de Johannesburg, entre le Mexique et l’Argentine, gagné par les élèves de Diego Armando Maradona (3-1), a été une répétition du match des huitièmes à la Coupe du Monde 2006. Comme il y a quatre ans, les Argentins joueront dans les quarts de finale contre l’Allemagne, qui a vaincu l’Angleterre à 4-1.

En 2006,  à Liepzig, les Argentins ont vaincu le Mexique dans les arrêts, avec un superbe but marqué par Maxi Rodriguez. A Soccer City, c’est Carlos Tevez qui a ouvert le score, d’une position indubitable de hors-jeu, tandis que Gonzalo Higuaian a doublé l’avantage des « pumas » sur une erreur de Ricardo Osorio.

Gabriel Heinze, Javier Mascherano, Maxi Rodriguez et Carlos Tevez ont été aussi présents dans le duel de 2006, alors que Rafael Marquez, Carlos Salcido, Ricardo Osorio, Andres Guardado et Gerardo Torrado ont évolué pour le Mexique dans la partie perdue alors au score 2-1.

Le 27 juin a été le jour des grosses gaucheries d’arbitrage à la Coupe du Monde. A midi, les Anglais ont été deux fois désavantagés dans le match avec les Allemands (hors-jeu au premier but, marqué par Klose, tandis que le but de Lampard, parfaitement valable, a été annulé). Le soir, les victimes ont été les Mexicains.

Le moment-clé a eu lieu à la 26e minute. L’arbitre principal Roberto Rosetti a validé le but de Carlos Tevez, ensuite il s’est consulté avec l’arbitre-assistant Stefano Ayroldi. Pour quelques instants, l’Italian semblait enclin à changer d’avis, surtout que la phase du but apparaissait sur le tableau de marquage et tout le monde avait vu que Tevez avait marqué sur  hors jeu.

Finalement, Rosetti a validé le but même s’il s’était lui-même offert l’occasion de modifier le verdict. Après ce moment-là, les Mexicains se sont effondrés jusqu’au bout, pareillement aux Anglais. Entre le premier et le deuxième but ne se sont écoulés que six minutes.

A la 33e minute, Osorio a perdu le contrôle et Higuaian a marqué son quatrième but au Mondial, devenant le buteur du tournoi. Après la pause, Tevez a couronné sa performance par un nouveau but. Les Mexicains ont ensuite pris la commande, encouragés aussi par l’apathie justifiée des adversaires. Hernandez a réduit la différence, mais ce fut en vain.

L’Argentine va lutter pour une place en demi-finale, combattant l’Allemagne, qui a vaincu l’Anglettere sur le score 4-1. Quatre ans auparavant, l’Allemagne gagnait le duel avec l’Argentine, à la suite des tirs au but.

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